Haïkus
après notre nuit
les étoiles ne brillaient
plus comme avant
* * *
le lac scintille
et projette le reflet
d’une lune nacrée
lampes allumées
il fait encore très bon
finir la veillée
bougies allumées
accompagnent les amis
au bout de la nuit
un baiser volé
surprend la jeune femme ;
et gifle le sot
les pages blanches
remplies au fil du crayon
le chat noir, lui, dort
je cherche les mots
le chat noir sur mes genoux
à quoi pense-t-il ?
appareil photo
Svarting tire la langue
je saisis l’instant
en ce jour d’été
le champ de blé est vidé
le grenier rempli
dans la flaque d’eau
bien après la tempête
réfléchit le ciel
fourche oubliée
dans le champ de blé vidé
fermiers fatigués
des êtres humains
grouillent en bas sur terre
là-haut, des yeux voient
le froid de l’hiver
quand tu es partie au loin
sur moi est tombé
le chat de Geluck
en trois cases dessiné
tel un haïku, vit
un asiatique,
devant les jeux d’un enfant
s’étonne et rit
le chat sautille
de part en part comme un fou ;
mouche envolée
elle porte sur moi
dans le bus qui s’éloigne
son regard triste
surpris par un bruit
il baille et s’étire ;
le chat se rendort
je me réveille
autour de moi, mes trois chats
me fixent sans bruit
lové contre moi
le chat serre ses griffes
de contentement
à l’arrêt du bus
masse compacte, transie,
la foule attend
les heures passent
je termine mon roman
la bougie faiblit
Mardi 19 décembre 2006
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18:32
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Par HAGUEN
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Publié dans : LE CHAT TIRE LA LANGUE
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