AMERZONE

  Je me réveille mais tu n'est plus là. Il est à peine six heures ; j'ai encore rêvé de toi. Une fois de plus ton image me suivra toute la journée ; une fois de plus et cela depuis quelques années. Rêve d'un livre que tu m'as emprunté que tu me rends sans aucun motif, et qui me revient rempli de jeux de piste, de faire-part que tu me laisse regarder de lettres volontairement oubliées ; comme un inventaire à la Prévert ou une chanson nostalgique de Sheller. J'en veux à tes silences qui nous ont éloignés ; à tes non-dits qui nous ont séparés. Mais tu reviens souvent dans mes nuits. Vois ; encore aujourd'hui dans mes écrits, comme une insaisissable reine noire qui se balade de façon aléatoire sur l'échiquier de ma vie, parsemant de ton image enfuie les cases blanches de mes nuits.    

 

 

Mar 19 déc 2006 Aucun commentaire