AMERZONE

  Une taille de guêpe des hanches soulignées dans un tailleur serré bas noirs – à couture – escarpins à talons aiguilles sa coiffure est relevée d’un chignon haut serré. Cheveux noirs le plus souvent parfois blonds qui sied mieux à certaines, quand elles sont plus âgées, elle est là : la femme. La femme avec un grand… C, comme classe, un grand S, comme sensualité, avec un grand F, celui de féminité ; un grand F pour nous faire… fondre, fantasmer, nous les hommes qui avons cette nostalgie des femmes qui étaient… tellement femmes sans qu’elles aient besoin de manifs pour êtres libres, libres et pleines ; libres de cette assurance, altières et majestueuses souveraines sans être dédaigneuses, pleines de cette volupté, de ce raffinement perdu qui allait naturellement de pair avec ce savoir-vivre que l’on pense aujourd’hui désuet. Instruites qu’elles étaient des hommes et de la vie par cette éducation aujourd’hui disparue que n’auront jamais les nouvelles ados au coca accros, aux joggings fripés surplombant des bedaines arrondies de Mc Do, et qui veulent faire croire qu’arrogance rime avec assurance.     Allons allons, chassons, chassons de notre esprit ces images accablantes, et revenons à elle ; elle, la femme. A l’image estompée des pin-up de Fritz Willis dans les années 60, elle est Rita Hayworth dans « Gilda », elle est Simone Signoret dans « Casque d’or », elle est la répliquante de « Blade Runner » ; une femme fatale quand le mot fatal, comme star, voulait encore dire quelque chose. Elle est… toi, qui te reconnaîtras.     
Lun 18 déc 2006 Aucun commentaire