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( suite à la lecture du VIEIL EUROPEEN )
Pas d’exercices de style et pas d’alexandrins pour te dire une joie ?
Comment ? Ce que je viens de lire m’inspire de la joie ?!
Oui. Une joie violente et presque douloureuse.
Pudique, étranglée, dissimulée; presque comme un adultère.
Comme si, à l’enterrement d’une personne aimée, je me réjouissais de découvrir quelqu’un qui, habillé de rouge, pleure des larmes sincères.
LACRIMA ULTIMA.
Joie de découvrir un bastion de conscience - même si leurs idées, leurs vouloirs, leurs peurs et leurs espoirs ne peuvent jamais synchroniser en tout deux êtres, je crois que trouver en l’autre une aptitude à ce que je nomme l’humanité, ouvre en grand les frontières du possible.
Joie de marcher en terrain découvert.
De déposer un temps les armes.
Et de livrer son cœur nu sans crainte de faux-semblants.
Car au-delà de la révolte et de la dénonciation, j’ai une formidable envie d’exister.
Pourquoi aurions-nous tort ? A cause de notre minorité ?
Pourquoi devrions nous nous taire sous peine d’être taxés de fous ?
Pourquoi cantonne-t’on notre vie sur une limite de tolérance ?
Une survie - offensive !
Aussi, quand mon âme voletant au gré des humains insensés, quand il est donné à mon âme d’approcher le parfum d’une âme similaire en justice ( si tant est que l’osmose soit possible ), c’est la joie qui m’emplit.
Une joie - reconnaissance.
Une joie - soulagement ...
Car tout n’est pas perdu s’il en reste encore un.
Et s’il n’en reste qu’un ...
Valérie A-D.
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